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J’ai réussi le concours du CAPET d’économie-gestio

Après un baccalauréat général série économique et sociale, je me suis orienté vers une filière courte de type technique, un brevet de technicien (...)

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Devenir enseignant contractuel ou vacataire : mode d’emploi

Chaque année, l’Éducation nationale emploie environ 30 000 enseignants non titulaires pour occuper les postes vacants ou faire des remplacements. Sous le statut de « contractuels » ou de « vacataires », ils représentent une proportion grandissante des enseignants, atteignant 7,3 % des effectifs dans les collèges et jusqu’à 12,6 % dans les lycées professionnels. Voici comment devenir enseignant sans concours, à temps partiel ou à plein temps.


Si la voie royale pour enseigner demeure de réussir le concours (CRPE pour le premier degré, CAPES, CAFEP, CAPEPS pour le second degré, CAPET et CAPLP pour l’enseignement technique et professionnel), les contractuels et vacataires représentent une « variable d’ajustement » indispensable pour l’Éducation nationale.

Car, en plus des remplacements ponctuels à organiser, l’enseignement connaît une crise des recrutements par concours depuis quelques années : le Capes 2014 a ainsi vu plus de 12 % des postes offerts restés vacants à son issue. Des statistiques qui atteignent même 33 % des postes de professeur de mathématiques et 17 % de ceux de lettres classiques. Autant de postes ouverts aux contractuels et vacataires.

Vacataire ou contractuel : quelle différence ?

C’est dans l’enseignement public que les termes de « vacataires » et « contractuels » sont utilisés. La différence essentielle entre les deux statuts est relative au temps de travail de l’enseignant.

En effet, un vacataire de l’enseignement secondaire est rémunéré à l’heure (34,30 €/h) pour un maximum de 200 heures par an, sans garantie de voir son contrat reconduit.

Le vacataire dans l’Éducation nationale correspond à l’intérimaire dans le secteur privé. Il est engagé par un chef d’établissement pour des « missions » ponctuelles, dans le cas par exemple d’un enseignant titulaire en arrêt maladie. L’enseignant vacataire est donc susceptible de travailler dans plusieurs établissements au cours de l’année.

De son côté, le contractuel est recruté en CDD pour une année scolaire, de manière reconductible. Il peut travailler aussi bien à temps plein qu’à temps partiel. Au bout de six ans, un CDI doit lui être proposé.

Son salaire dépend de son diplôme et de l’académie dans laquelle il travaille : à titre d’exemple, pour 18 heures de service par semaine, l’académie de Strasbourg rémunère 1 375 € net les contractuels diplômés d’un Bac +5 en début de contrat.

Dans l’enseignement privé, les vacataires et les contractuels sont appelés des « suppléants ». Cette absence de distinction de statut entre les suppléants de courte ou longue durée est liée au fait qu’il n’existe pas de limite minimum ou maximum à leurs missions.

Dans tous les cas, le statut de vacataire / suppléant est plus précaire que celui de contractuel (lui-même plus précaire que le statut de titulaire). N’ayant jamais la garantie de travailler chaque semaine, voire chaque mois, il exige souvent d’exercer une activité professionnelle en parallèle.

Vacataire ou contractuel : pour quel profil ?

Bien que pouvant être précaires, ces statuts alternatifs à celui d’enseignant titulaire attirent chaque année un nombre important de personnes intéressées par l’enseignement.

Ces emplois sont, pour certains d’entre eux, un moyen d’exercer le métier d’enseignant en complément d’une autre activité professionnelle. Cela se révèle également être un bon moyen de se ménager une « période d’essai » avant de décider de se jeter dans le grand bain de la préparation des concours.

D’autres encore exercent comme enseignants contractuels après un essai infructueux aux concours, avant peut-être de retenter leur chance...

Il faut dire que ces emplois présentent l’avantage d’être relativement faciles d’accès, et n’exigent aucune expérience pédagogique.

- Dans l’enseignement public, l’accès à un poste de professeur des écoles contractuel ou vacataire est possible à partir d’un niveau Bac+4. Les postes d’enseignants non titulaires dans les collèges et lycées publics sont quant à eux accessibles dans les disciplines générales (français, mathématiques, histoire, langues etc.) aux diplômés de niveau Bac+3, en concordance avec la discipline d’enseignement.

- Dans les disciplines technologiques et professionnelles, les candidats doivent être titulaires d’un Bac+3 ou bien de diplômes techniques comme un C.A.P, un B.E.P, un B.P, un Bac Pro, ou un B.T.S. Il est également possible d’être recruté en attestant d’une expérience ou compétence professionnelle en lien avec la matière enseignée.

- Dans l’enseignement privé catholique, les postes d’enseignants non titulaires (suppléants) sont accessibles en primaire aux candidats diplômés du Bac+3 de leur choix. Les critères sont les mêmes que dans l’enseignement public pour enseigner dans le secondaire : être titulaire d’un Bac+3 en concordance avec la discipline d’enseignement.

- Pour l’enseignement agricole public ou privé, dépendant du ministère de l’Agriculture et de la Pêche, les exigences pour les candidats sont les mêmes que pour les filières techniques : être titulaire d’un Bac+3 ou d’un diplôme technique (C.A.P, B.E.P, B.P, Bac Pro, ou B.T.S) ou d’une expérience professionnelle significative.

Comment postuler ?

Excepté pour les postes de l’enseignement agricole qui se font au niveau de chaque établissement via le site www.chlorofil.fr/, le recrutement des établissements publics se fait par académie.

Elles disposent toutes sur leur site Internet d’une application de gestion des candidatures des contractuels et vacataires : les SIATEN (Système d’information des agents temporaires de l’Éducation nationale) ou un système plus récent appelé « Acloé ». Véritables « candidathèques », ces applications sont un passage obligatoire pour tout nouveau candidat à un poste de non-titulaire dans l’académie.

Un peu à la manière d’un réseau social, on y crée un profil que l’on enrichit de sa lettre de motivation et de son CV. Les candidatures aux postes offerts par l’académie sont d’abord présélectionnées par le bureau du recrutement qui, le cas échéant, contacte le candidat. La sélection se poursuit par un entretien avec la personne chargée du recrutement pour le poste vacant.

Outres les diplômes requis, les candidats doivent remplir les conditions d’aptitude physique exigées pour l’accès à la Fonction publique et n’avoir aucune mention inscrite au casier judiciaire incompatible avec l’exercice des fonctions.

Certains rectorats, comme celui de Créteil, n’ont pas hésité à pallier la pénurie de candidats en Seine-Saint-Denis en organisant un phoning ciblé avec Pôle emploi. Des entretiens de quelques minutes ont ainsi été menés au téléphone avec des diplômés de Master 1, potentiels futurs candidats au métier d’enseignant contractuel.

- Dans l’enseignement privé catholique, les informations concernant les recherches de professeurs, les retraits de dossiers et dépôts de candidatures se font auprès du Service d’accueil et d’aide au recrutement (SAAR) du département dans lequel on souhaite travailler, ou de la Direction diocésaine de l’enseignement catholique (DDEC).

À la différence du secteur public, il faut obtenir un « préaccord collégial » avant de pouvoir commencer à enseigner. Il s’agit d’un entretien individuel de motivation avec un jury de chefs d’établissement. Si le préaccord est obtenu, le nouvel enseignant est alors intégré à la liste des suppléants proposés aux établissements pour assurer les remplacements.

Cependant les chefs d’établissements ont la possibilité de refuser et choisir eux-mêmes le suppléant qu’ils souhaitent recruter. Les candidats peuvent donc également se renseigner directement auprès des chefs d’établissements.

Des outils pour les nouveaux contractuels ou vacataires

Se retrouver propulsé à la tête d’une classe sans aucune expérience ni formation n’est à l’évidence pas chose aisée. De nombreuses académies, comme celle de Créteil, proposent sur leur site Internet un « guide du débutant » pour aider à la prise de fonction et bien débuter dans la classe, avec des recommandations d’ordre aussi bien pédagogiques qu’administratives.

Cependant, rien ne remplacera le partage d’expérience avec des professeurs expérimentés, que le nouvel enseignant non titulaire n’hésitera pas à solliciter en salle des professeurs, auprès de ses nouveaux collègues.

Marie, 28 ans, suppléante dans une école primaire privée

« Diplômée d’une licence de Sciences de l’éducation et d’un Master 2 en Métiers de l’éducation, de l’enseignement et de la formation, je suis enseignante sous contrat depuis quatre ans dans la même école.

Après un échec au concours de recrutement des professeurs des écoles (CRPE), j’ai été embauchée sous contrat par l’établissement dans lequel j’étais surveillante à mi-temps pendant mes études.

À temps partiel d’abord, puis à temps plein au bout de deux ans. Comme beaucoup de contractuels, je connais quand même chaque année de longues semaines de stress entre la fin de l’année scolaire et la rentrée : n’étant pas titulaire de mon poste, il peut être à tout moment réattribué en priorité à un professeur des écoles titulaire qui en ferait la demande. »


À consulter aussi :

- « Comment et pourquoi je suis devenue prof suppléante » : le témoignage de Solène

- Choisir le métier d’enseignant après des expériences professionnelles diversifiées : une excellente nouvelle ! L’édito de Jean-Louis Auduc.

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