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Enseigner à l’étranger : les solutions pour partir

Vous aimez voyager et vous avez choisi de devenir enseignant : tant mieux, ces deux activités sont tout à fait compatibles ! Mais pourquoi attendre les vacances pour voyager quand on peut partir enseigner à l’étranger ? Que vous fassiez vos premiers pas dans le métier ou que vous ayez déjà fait du chemin depuis votre premier poste, étudiez les possibilités qui s’offrent à vous et préparez votre projet à plus ou moins long terme.

1- Après deux ans d’expérience au moins : statuts d’expatrié, de résident et programmes d’échanges
2- Sans expérience ou sans concours : le contrat local
3- Avec ou sans concours, avec ou sans expérience : le volontariat


L’enseignement est une compétence qui s’exporte très bien : partout dans le monde on a besoin d’instruire les enfants, et les enseignants français sont les bienvenus dans de nombreux pays pour éduquer leurs petits compatriotes expatriés ou les élèves locaux, francophones ou non.

Le point commun entre ceux qui se lancent dans l’aventure ? Le goût d’aller vers les autres et de voir du pays. Étudiant ou dans la vie active, professeur titulaire ou non, expérimenté ou débutant, projet personnel ou humanitaire : il y en a pour tous les profils et pour tous les goûts. Selon ces situations, les démarches et les conditions de départ et de séjour seront différentes.

1- APRÈS 2 ANS D’EXPÉRIENCE AU MOINS

  • Statuts d’expatrié et de résident

Il peut valoir le coup de se montrer patient si vous n’avez pas encore cette ancienneté qui donne accès à des postes à l’étranger sous des statuts confortables. En effet, les enseignants qui peuvent justifier d’au moins deux ans de services effectifs en France en tant que titulaires ont la possibilité d’être détachés du ministère de l’Éducation nationale pour partir enseigner dans un autre pays pendant plusieurs années.

Une fois recrutés, les fonctionnaires placés en position de détachement perçoivent le même traitement brut qu’avant leur départ auquel s’ajoutent différentes indemnités et, pour ceux qui ont le statut d’expatrié seulement, des avantages comme un voyage aller-retour pour la France tous les 1, 2 ou 3 ans. Aussi, ils conservent, dans leur corps d’origine, leurs droits à l’avancement et à la retraite.

Ces enseignants travaillent dans des établissements scolaires gérés soit par l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE), la Mission laïque française (MLF) ou l’Association franco-libanaise pour l’éducation et la culture (AFLEC), sous le statut d’expatrié ou celui de résident :

- Le contrat d’expatrié est destiné aux enseignants qui ne résident pas encore dans le pays où se trouve le poste alors que le contrat de résident concerne les candidats qui vivent déjà à l’étranger depuis au moins trois mois (mais souvent, ils sont recrutés alors qu’ils vivent encore en France et ne prennent leur poste que trois mois après leur arrivée dans le pays) ou qui suivent leur conjoint dans le pays où il vit ou travaille.

- La rémunération d’un résident est moins avantageuse que celle d’un expatrié.

- Les postes d’expatriés incluent, en plus des fonctions d’enseignement, des missions spécifiques de conseil pédagogique, d’actions de formation continue ou de direction d’école (pour le 1er degré), ce qui n’est pas le cas des postes de résidents.

Début septembre mais aussi régulièrement durant l’année, les listes des postes qui seront vacants à la rentrée suivante sont diffusées sur les sites de l’AEFE , de la MLF et de l’AFLEC.

La procédure, qui peut différer selon l’organisme recruteur, consiste à constituer un dossier de candidature : celui-ci comprend généralement une lettre de motivation manuscrite, un CV détaillé, des documents administratifs et tout ce qui peut prouver et mettre en valeur des compétences personnelles et professionnelles présentant un intérêt au regard du (des) poste(s) visé(s).

En effet certains d’entre eux exigent des compétences spécifiques et dans tous les cas, on attend des candidats à l’expatriation des qualités d’ouverture et de dialogue nécessaires dans ce contexte ainsi qu’une certaine motivation à représenter la culture française.

Le dossier est ensuite remis au supérieur hiérarchique qui transmettra aux services administratifs concernés après avoir porté un avis sur la candidature. Une fois le résultat de la demande connu, le départ ne pourra être effectif qu’après l’accord formel de détachement qui n’est pas de droit mais soumis aux nécessités du service.

  • Programmes d’échanges

Depuis la loi du 8 juillet 2013 d’orientation et de programmation pour la refondation de l’École de la République qui encourage une plus grande ouverture sur l’Europe et le monde au service de la réussite de tous, l’amélioration des compétences en langues vivantes étrangères des élèves français est devenue une priorité, impliquant alors un effort sur la formation initiale et continue des enseignants dans ce domaine.

Ainsi ont été mises en place des actions de formation visant le développement des compétences linguistiques, personnelles et interculturelles des enseignants, l’ouverture des établissements scolaires sur l’Europe et le monde et la promotion du français à l’étranger. Parmi ces actions, certaines présentent l’occasion de partir enseigner une ou deux années à l’étranger dans le cadre de leur carrière.

Par exemple, un programme d’échange géré par la direction générale de l’enseignement scolaire (Dgesco) en collaboration avec l’Office franco-allemand pour la jeunesse (OFAJ) permet aux professeurs des écoles titulaires d’exercer pendant une année renouvelable une fois dans une école allemande : ils s’engagent, à leur retour en France, à assurer des activités qui contribuent au développement de l’enseignement de l’allemand.

Afin de respecter la réciprocité du programme, l’académie d’origine du candidat retenu s’engage à accueillir en retour un enseignant allemand qui exercera lui aussi auprès d’élèves français.

Le formulaire de candidature, téléchargeable sur le site Éduscol dans la rubrique « Europe et Monde », doit être complété et transmis à l’inspecteur de l’Éducation nationale (IEN) de circonscription et peut être suivi d’un entretien de motivation.

De même, le programme d’ « échange poste pour poste » avec le Québec géré par la Dareic de l’académie d’Amiens s’adresse aux enseignants du premier degré à condition qu’ils justifient de cinq années d’ancienneté. Pendant une année scolaire, l’enseignant français échange son poste avec celui d’un collègue québécois ce qui permet, entre autres, l’enrichissement des pratiques pédagogiques de chacun des participants.

Les États-Unis quant à eux accueillent en Louisiane tous les enseignants (1er, 2nd degré et FLE) titulaires depuis au moins trois ans dans le cadre d’accords qui leur réservent des postes pour une durée d’une année scolaire renouvelable deux fois : ils y enseignent la langue française ou certaines matières en français dans des établissements louisianais correspondant au collège français.

Ils sont placés en détachement ou en disponibilité selon qu’ils exercent dans l’enseignement public ou privé puis sont réintégrés dans leur académie ou département d’origine. Pour en savoir plus sur ce programme « Codofil » (conseil pour le développement du français en Louisiane), rendez-vous sur le site du CIEP (Centre international d’études pédagogiques).

Avant de se lancer dans l’une de ces aventures, il peut d’ailleurs être judicieux de participer à l’un des séjours professionnels organisés par le CIEP : pendant deux semaines, vous pourrez observer les pratiques de vos homologues en Allemagne, en Autriche, en Espagne, en Italie, en Irlande, au Portugal ou au Royaume-Uni… et en profiter pour voir du pays !

2- SANS EXPÉRIENCE OU SANS CONCOURS : LE CONTRAT LOCAL

Vous n’êtes pas titulaire, ou vous l’êtes depuis moins de deux ans et vous êtes trop impatient pour attendre, ou encore votre candidature ou encore vous l’êtes depuis plus de deux ans mais votre candidature n’a pas été retenue pour un recrutement en tant qu’expatrié ou résident ? Le contrat local est fait pour vous : il vous permet d’être recruté par l’établissement scolaire de votre choix auprès duquel vous aurez postulé directement.

La rémunération, la couverture sociale et les conditions du contrat dépendent dans ce cas du droit local et sont donc spécifiques à chaque pays, et généralement moins avantageuses que pour les statuts d’expatrié et de résident. Vous devrez aussi obtenir votre mise en disponibilité de la part de votre administration d’origine.

Pour prospecter des postes susceptibles de vous intéresser, plusieurs solutions :

- Vous consultez les annonces de la MLF ou des Alliances françaises du monde entier réunies sur le site de la Fondation Alliance française.

- Vous cherchez et vous contactez des établissements dans le(s) pays qui vous intéresse(nt) sur la carte proposée par le site de l’AEFE ou dans les listes de l’AFLEC (http://www.aflec.net/?-l-aflec-au-liban- et http://www.aflec.net/?-l-aflec-aux-emirats-arabes-unis-).

3- AVEC OU SANS CONCOURS, AVEC OU SANS EXPÉRIENCE : LE VOLONTARIAT

Si la démarche du volontariat est différente de tous les dispositifs présentés précédemment parce qu’elle n’offre pas des conditions aussi confortables, elle n’en est pas moins enrichissante et a le mérite d’être accessible à tous ceux qui sont motivés par l’engagement dans un projet humanitaire et l’envie de se sentir utiles. Plusieurs dispositifs permettent d’être bien accompagné dans un tel projet.

  • Volontariat de solidarité internationale (VSI)

Destiné à tous, le Volontariat de solidarité internationale (VSI) a pour objet « l’accomplissement à temps plein d’une mission d’intérêt général ». Chaque année, ce sont plus de 2 000 VSI qui se rendent hors de l’Europe dans des pays comme Madagascar, le Cambodge ou Haïti.

D’une durée de 12 à 24 mois, elle nécessite pour un enseignant de demander sa mise en disponibilité pendant laquelle il ne sera pas rémunéré. Le volontaire signe un contrat avec une association agréée qui s’engage à le préparer au départ comme au retour et à l’accompagner pendant sa mission.

Elle lui garantit aussi, entre autres, une protection sanitaire et sociale complète et une indemnité mensuelle d’au moins 100 € hors hébergement et nourriture, ses frais de voyage aller et retour sur le lieu de la mission.

Tous les renseignements sont disponibles sur le site de France Volontaires. On peut y consulter les annonces des missions puis y postuler ou déposer sa candidature spontanée.

  • Service civique

Pour les plus jeunes, le Service civique, plus connu pour les missions qu’il propose en France, peut aussi vous apporter une expérience à l’étranger. Ouvert à tous les jeunes de 16 à 25 ans sans conditions de diplôme, c’est un engagement volontaire au service de l’intérêt général, indemnisé 573 € net, qui donne droit à une protection sociale de base complète et à une prise en compte des trimestres effectués au titre de l’assurance retraite.

Il peut être effectué sur une période de 6 à 12 mois pour une mission d’au moins 24h par semaine dans des domaines définis dont l’éducation. S’il ne s’agit pas d’exercer pleinement le métier d’enseignant, la dimension pédagogique de ces missions est souvent importante : ainsi, sur le site http://www.service-civique.gouv.fr/missions/, une annonce de l’OFAJ proposait en janvier 2016 80 postes de volontariat dans des établissements scolaires d’Allemagne.

  • Congés de solidarité

D’autres dispositifs existent comme les congés de solidarité mis en place par Planète Urgence pour des séjours courts : ainsi, en janvier, une mission de soutien scolaire en français dans des écoles primaires du Bénin était proposée pour une durée de deux semaines, sur laquelle on peut consulter les rapports d’anciens bénévoles.

Retrouvez tous les renseignements et les annonces de missions sur le site de France Volontaires.


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- « Future enseignante, j’ai fait un stage d’un mois en Allemagne » : le témoignage d’Anaëlle, étudiante en master 1 MEEF PE

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